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Scénario
: Sam Taylor, Tim Whelan et Hal Roach
Images : Walter Lundin
Trucages : Fred Guiol et J.J. Murphy
Musique : Carl Davis
Interprètes
:
Harold Llyod (Harold),
Mildred Davis (Mildred),
Bill Strother (l'ami),
Noah Young (le policier),
Westcott Clarke (le chef de rayon),
Anna Townsend (la grand-mère),
Mickey Daniels (l'enfant)
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Venu
de sa province natale pour faire fortune à la ville, Harold est
simple vendeur dans un grand magasin. Il sacrifie sa modeste paye pour
offrir un collier à Mildred, restée au village. Celle-ci,
croyant à une réussite fulgurante de son fiancé,
court le retrouver... De crainte de la décevoir, Harold fait croire
à Mildred qu'il occupe d'importantes fonctions à la direction
du magasin qui l'emploie... Dans un bureau, le jeune homme surprend une
intéressante conversation : le directeur cherche désespérément
une idée publicitaire pour attirer les foules au magasin. Harold
propose de faire escalader la façade de l'immeuble par une "mouche
humaine", en l'occurrence son ami Bill. Le jour choisi pour l'exploit,
Harold est contraint de commencer lui-même l'escalade car Bill est
poursuivi par un policeman qui le recherche depuis quelques jours. A chaque
étage, Harold espère en vain une relève hypothétique.
Et c'est avec une détermination empreinte d'effroi que le jeune
homme accomplit l'exploit : escalader les vingt étages du building,
risquant la mort à chaque seconde, pour gagner finalement une bonne
prime et le cur de Mildred qui a tout compris
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| LA PRESSE |
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Le
Guide des Films
Ce film, le plus connu d'Harold Lloyd, est un des sommet du cinéma
burlesque muet.
Anthologie
du Cinéma
Monte là-dessus est une réussite de grande classe et contient
l'une des séquences les plus angoissantes en même temps que
l'une des plus célèbres du monde. Il constitue également
un mélange inégalé de rires et de suspense.
Monte là-dessus est entièrement tourné hors des studios.
Les scènes d'escalade du gratte-ciel, sont d'une perfection absolue
sur le plan technique. Avec Monte là-dessus, Harold Lloyd devient,
pour un public avide de rires et de sensations fortes, le Roi de la Comédie
américaine.
Télérama
Le dernier tiers de ce film tourné en 1923 est légendaire
: le jeune héros a engagé un sbire athlétique pour
escalader à sa place un building - avec 1 000 dollars à
la clé - et se voit finalement contraint de faire l'ascension lui-même.
Les obstacles se multiplient : des pigeons le prennent pour perchoir,
un filet de tennis lui tombe sur la tête, cordages et corniches
semblent s'être ligués pour le faire chuter. Le réalisme
du filmage et l'habileté du comédien à mimer le chancellement,
finissent par provoquer chez le spectateur vertige et mains moites. Ce
tour de force final ne résume pourtant pas le film. Celui-ci a
choisi le registre de l'ironie dès la scène d'ouverture
: Lloyd fait ses adieux à sa mère et à sa fiancée,
des barreaux les séparent, on aperçoit au fond un nud
coulant. S'agit-il d'une pendaison ? Pis : on est à la gare, et
l'enfant choyé part vers la grand-ville
Là-bas, il
sera vendeur dans un magasin pour dames : avalanche de gags gentiment
misogynes, certains irrésistibles, tant les clientes sont hystériques.
On est dans la vie, la vraie, celle d'un petit employé maladroit
et plein de bonne volonté. Car, immensément populaire aux
Etats-Unis, Harold Lloyd était, à la différence de
Chaplin et de Keaton, un comique intégré au jeu social.
Son personnage de jeune homme romantique et bosseur, plutôt équilibré
- le vertige ne le fera pas chuter -, renvoyait au public un rêve
de réussite, professionnelle et affective. (
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