WALLACE ET GROMIT
LE MYSTERE DU LAPIN-GAROU

Réalisation Nick PARK et Steve BOX
GB/USA - 2003 - 85min.

Scénario : Mark Burton, Steve Box, Bob Baker, Nick Park
Images : Dave Alex Riddett, Tristan Oliver
Montage : David McCormick, Gregory Perler
Directeurs artistiques : Alastair Green, Sarah Hauldren, Marr Perry
Chef décorateur : Phil Lewis
Designer figurines : Jan Sanger
Son : James Mather
Effets visuels : Paddy Eason
Musique : Julian Nott

Voix française : Jean-Loup Horwitz (Wallace), Jeanne Savary (Lady Tottington), Philippe Catoire (Victor)

 

Wallace et Gromit ont un nouveau travail : ils protègent les potagers des gens contre les lapins. La ville est en effervescence à l'approche d'un concours de légume géant, qui a pour marraine l'excentrique Lady Tottington. Toujours prompt à inventer de nouvelles machines, Wallace tente de rendre les animaux inoffensifs en reconditionnant leur cerveau par des ondes hypnotiques anti-légumes. Hélas l'opération tourne au cauchemar : l'inventeur crée bien malgré lui un lapin garou, sans pitié face au moindre légume. Wallace, fou amoureux de la plantureuse Lady Tottington, va déployer toute son inventivité pour mettre fin aux agissements de l'effroyable créature... et gagner de vitesse l'arrogant Victor, partisan de méthodes plus expéditives.

LA PRESSE  

TéléCinéObs
Au-delà de la qualité de l'animation, proprement sidérante (...) au-delà même de la mise en scène ample, et de la photo, superbe, on retrouve intacts la poésie sombre et l'humour tordu de l'univers de Nick Park.

Monsieur Cinéma
Wallace et Gromit, en l'espace de trois courts métrages, se sont taillés une place à part dans le cœur des spectateurs du monde entier. Alors dès que les premières notes du générique du premier long métrage consacré à leurs aventures retentissent, on est prêt à se plonger avec délice dans cette nouvelle histoire. On sait que Wallace va inventer des machines qui vont dérailler, que Gromit, impassible, va rétablir la situation, qu'une course poursuite échevelée interviendra inévitablement, sans parler des différentes références cinématographiques. Tous les ingrédients sont effectivement réunis, et la galerie des nouveaux personnages vaut son pesant de cheddar. Wallace, cœur d'artichaut, a laissé Wendolene pour séduire la troublante Lady Tottington. Quant à Gromit, s'il n'a pas renoncé au tricot, il a trouvé dans le chien de l'impitoyable Victor un ennemi à sa mesure. Malgré l'implication des Américains de Dreamworks et des moyens importants dans la production du film, Nick Park n'a pas vendu son âme. WALLACE ET GROMIT : LE MYSTÈRE DU LAPIN GAROU est bel et bien un film d'artisan, un régal de chaque instant. Laissez-vous de nouveau séduire par la magie de ce film malin, premier " film d'horreur végétarien ", comme le définit son auteur.

L'Humanité
(…) Wallace et Gromit, dans cet exercice au long cours, ne faiblissent pas d'une fane. On assiste à une traversée des contes et mythes de la littérature et du cinéma, de Frankenstein au Docteur Jekyll en passant par King Kong et les garous. Les figurines en pâte à modeler y conservent à plein les qualités qui les ont rendues si aimables. Wallace - toujours fou de fromage - décroche la timbale de l'ingéniosité naïve. Gromit, chien sans parole, dit tout en deux froncements de front. Jamais les données techniques, fruits de cinq ans d'efforts tout de même, ne l'emportent sur la vitalité du propos. Nick Park et Steve Box, retrouvé pour l'occasion, avec l'ensemble des équipes dont ils se sont entourés, méritent largement la carotte d'or de Lady Tottington, voire une courge géante du même métal.

Le Monde
Hommage facétieux et ininterrompu à quelques grands mythes hollywoodiens (...), ce "Mystère du lapin-garou" suscite avant tout le plaisir du spectateur par la stupéfiante et minutieuse fécondité de ses trouvailles, l'ensemble du projet aussi bien que ses détails recelant un inaltérable esprit de cocasserie et de saugrenu.