JIBURO
Réalisation : Lee Jung-hyang
Corée du Sud - 2002 - 87 min.

Scénario : Lee Jung-hyang
Images : Yoon Hong-shik, Lee Cheol-oh
Montage : Kim Sang-beom
Musique : Kim Dae-hong, Kim Yang-hee
Son : Park Jun-o
Décors : Shin Jeom-hee

Interprètes :
Yoo Seung-ho (Sang-Woo),
Kim Eul-boon (la grand-mère),
Min Kyung-hoon (Hae-yeon),
Yim Eun-kyung (la petite fille),
Dong Hyo-hee (la mère)

 

Sang-woo, un petit garçon, vit avec sa maman en Corée, dans la capitale, Séoul. Lorsque les vacances arrivent, celle-ci n'a pas d'autres choix que de le confier à sa propre mère, qui habite une petite bicoque en bois, perdue en pleine campagne. Mordu de jeux vidéo et autres supers héros, le petit citadin doit s'habituer à un nouvel environnement. Sa grand-mère, aussi lente qu'une tortue, n'a pas vraiment le même rythme de vie, ni les mêmes habitudes que Sang-woo. Ce dernier rechigne, s'ennuie, et n'épargne aucun caprice à son aïeule, qui fait pourtant tout pour le contenter...

LA PRESSE  

Le Courrier Art et Essai
Ce film qui s'adresse aux jeunes spectateurs comme aux adultes, renvoie chacun à sa propre expérience. Il est une ode au lien universel entre les générations

Positif
(…) Film d'initiation à une vie différente, sans doute plus authentique, où domine l'affection immédiate de la grand-mère pour son petit-fils qui au départ la rejette, mais finit par s'attacher à elle. Le personnage très épisodique de la mère en ouverture et en fermeture met entre parenthèses cette aventure rurale des sentiments simples. A la ville, chez cette mère célibataire, on devine des difficultés économiques et sentimentales. Réalisé avec des acteurs amateurs, excepté le petit garçon, le film a la simplicité et l'authenticité d'un documentaire, mais l'articulation fine et évidemment organisée d'une fiction. Deuxième long métrage d'une réalisatrice de 38 ans, Jiburo joue sur l'émotion et la surprise des rencontres, sans sensiblerie ni complaisance. Chronique quotidienne de petits gestes et de situations banales, c'est aussi le portrait d'une société où les individus ont perdu l'habitude de se parler, surtout quand ils appartiennent à des mondes différents.


Parents
Peu de mots, peu de gestes, mais une émotion prégnante tout au long de ce merveilleux film d'une grande force psychologique.