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Scénario
: Guennadi Sidorov
Images : Anatoli Petriga
Son : André Khoudiakov
Décors : Vladimir Iarine
Musique : Andrei Khudyakov
Interprètes
:
Valentina Bezroutskaïa
Galina Smirnova
Zoä Norkina
Tamara Klimova
Bronislava Zakharova
Anastasia Lubimova
Nina Kornilova
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Dans
un hameau de campagne russe, des vieilles femmes seules enterrent l'une
des leurs. Le seul homme du village, un handicapé mental, sonne
les cloches pendant que les petites vieilles disent du mal de la Russie
et des jeunes. Plus tard, elles reçoivent la visite de leurs seuls
voisins : un bataillon de soldats. Le capitaine les aide souvent à
ramasser du bois et achète leur alcool frelaté. Arrive alors
une famille musulmane de réfugiés ouzbeks qui s'installe
dans une des maisons désertes. La cohabitation est difficile, et
tourne mal lorsque l'handicapé mental décide d'incendier
la demeure des intrus pour faire plaisir aux petites vieilles. Toutes
se serrent les coudes pour aider la nouvelle famille de sans-logis
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| LA PRESSE |
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Le
Point
Avec un humour efficace qui fait parfois songer à Emir Kusturica,
Guennadi Sidorov, dont c'est le premier film, signe une tragi-comédie
ironique et humaniste. Une belle surprise.
Studio
Il y a de la truculence, du politiquement incorrect, de la joie de vivre
et de la détresse de survivre dans ce premier long métrage,
dominé par une bande de vieilles dames indignes, unies par un goût
prononcé pour la bouteille et les jurons de charretier
et
par leur peur de l'étranger. Filmant leurs discussions animées,
Sidorov brosse le portrait d'une Russie des campagnes en bateau ivre isolé
du monde. Il impressionne surtout par sa manière d'aborder de front
le thème du racisme, sans jamais s'ériger en avocat ou en
procureur de ses personnages, riches en contradictions. L'amour et la
haine sont liés dans cette uvre loin de tout moralisme bien-pensant.
Rabelaisien en diable, Les petites vieilles vibre, à chaque image,
de la complexité des sentiments humains.
L'Humanité
(
) Le charme de ce film, outre l'amour des paysages d'avant l'arrivée
de l'homme que le cinéma et la littérature soviétiques
(russe, bien avant pour la littérature, évidemment) ont
toujours su si bien dire, est son ton de chronique d'un quotidien qu'on
devine sans histoire, jusqu'à ce que l'histoire vienne, justement,
le bousculer.

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