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Scénario
: Marcel Camus et Jacques Viot, d'après la pièce de Vinicius
De Moraes
Images : Jean Bourgoin
Montage : Andrée Feix
Musique : Antonio Carlos Jobim et Luis Bonfa
Interprètes :
Breno Mello (Orphée)
Marpessa Dawn (Eurydice)
Lourdes De Oliveira (Mira)
Lea Garcia (Serafina)
Adhemar Da Silva (La mort)
Alexandro Constantino (Hermes)
Waldetar De Souza (Chico Boto)
Jorge Dos Santos (Benedito)
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Fuyant
son village où elle est persécuté par un inconnu,
une jeune paysanne, Eurydice, vient chercher refuge chez sa cousine Serafina,
à Rio, la veille du Carnaval. Elle y rencontre un jeune conducteur
de tramway, Orphée, fiancé de la belle et jalouse Mira.
Orphée et Eurydice tombent rapidement amoureux l'un de l'autre.
Pour éviter d'être reconnue de Mira, Eurydice accepte de
Serafina son déguisement de carnaval. Ainsi, la jeune fille pourra
accompagner dans ses danses Orphée, costumé en Dieu Soleil.
Mais, le lendemain, reconnue par Mira, Eurydice s'enfuit, poursuivie par
le tueur qui a pris le masque de la Mort
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| LA PRESSE |
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France
Soir, 1959
ORFEU NEGRO, un chef d'uvre
Parmi tous ces spectacles désenchantés où des auteurs
pessimistes font jouer des histoires pénibles par des acteurs accablés,
parmi tous ces spectacles où s'inscrit la tristesse de la condition
humaine, Orfeu Negro éclate joyeusement, brutalement comme un hymne
à la vie. Rien d'étonnant dans le triomphe de ce film au
Festival de Cannes. Il a été fait dans l'enthousiasme, et
cet enthousiasme est communicatif. C'est une histoire d'amour racontée
avec amour. C'est une uvre de beauté mise en valeur par de
belles images. C'est un monde en liesse où l'on pénètre
avec joie. C'est une profession de foi dans l'homme et sa destinée
faite, avec une totale sincérité. C'est l'uvre d'un
poète et d'un artiste qui a su, en gardant sa pureté, la
communiquer aux autres. Marcel Camus, dont on connaît la volonté
et le talent, avait déjà prouvé des qualités
(mal comprises) dans Mort en fraude, tournée en Indochine. Il avait
montré qu'il pouvait voir et faire voir avec un regard neuf. Avec
Orfeu Negro la générosité et la poésie de
cet artiste sont mises constamment en évidence. La joie qu'il a
éprouvée en faisant ce film, il nous la restitue au centuple.
Paysages, histoire, musique, acteurs ont aidé le metteur en scène
dans sa tâche comme l'ont fait le scénario de Jacques Viot
et les images de Jean Bourgoin, mais ce film restera comme l'uvre
d'un homme qui y a mis deux ans de sa vie, tout son art et toute sa foi.
Le
Figaro, 1959
Du beau, du bon, du vrai cinéma. L'on pourrait ainsi résumer,
sous forme de slogan, les impressions que laisse Orfeu Negro. Au moment
du Festival de Cannes où il a obtenu la Palme d'Or, nous avons
dit la " virtuosité du reportage " effectué sur
place durant le Carnaval, la " qualité symphonique du montage
". Nous avons dit l'art prodigieux avec lequel Marcel Camus accordait
la légende orphique et les péripéties réelles
au point d'accréditer et d'émouvoir la fiction comme rarement
on y parvient. Et quels interprètes, encore une fois. Marpessa
Dawn, fille superbe et tendre. Euridyce
Breno Mello, simple Orphée
saisi par l'exubérance du petit peuple
Chef-d'uvre de rythme et d'intelligence Orfeu Negro est le film
qu'il faut voir.
Zurban,
2005
Le classicisme de la réalisation et la peinture sociale des bidonvilles
brésiliens s'effacent derrière la façade chatoyante
des images, l'exotisme de la musique et le charme durable de ses interprètes,
la ravissante Marpessa Dawn en tête.

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