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Scénario
: Jia Zhang-Ke
Images : Yu Lik-wai
Montage : Kong Jinglei
Son : Zhang Yang
Décors : Wu Li-zhong
Musique : Lim Giong
Interprètes
:
Zhao Tao (Tao)
Chen Taisheng (Taisheng)
Jing Jue (Xiaiwei)
Jiang Zhongwei (Nin)
Wang Yiqun (Qun)
Wang Hongwei (Sanlaï)
Xiang Wan (Youyou)
Lu Juan (Yanqing)
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Bienvenue
au parc "The World". Ici en une journée, sans quitter
la banlieue de Pékin, les visiteurs peuvent découvrir les
monuments les plus célèbres du monde.
Tao, une jeune danseuse, se produit tous les jours dans des spectacles
devant les répliques du Taj Mahal, de la Tour Eiffel, de la place
St Marc ou de Big Ben. Elle a quitté les provinces du Nord quelques
années plus tôt, avec son petit ami Taisheng, qui travaille
comme garde de sécurité du parc. A un moment crucial de
leur relation, Taisheng est attiré par Qun, une jeune styliste.
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| LA PRESSE |
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Télérama
Et si la Chine, en particulier Pékin, était l'épicentre
du monde contemporain ? Si c'était là-bas qu'on pouvait
percevoir de manière la plus sensible la mondialisation en cours
? C'est l'une des multiples impressions que l'on ressent en sortant de
ce film important et subtil de Jia Zhang-Ke, où l'on voyage beaucoup
tout en restant sur place.
Le
monde
Un film superbe sort aujourd'hui, The World, de Jia Zhang ke, qui
devrait élargir le public du meilleur des jeunes réalisateurs
chinois.
En attendant que les Chinois parcourent le monde, c'est le monde qui vient
à eux dans une globalisation affadie et disneylandisée -
le parc d'attraction qui donne son titre à l'uvre. Usant
sans fin des possibilités de son décor, digne des grandes
comédies musicales d'antan, Jia chapitre son film en autant de
lieux, qui vont de Paris à Tokyo, en passant par les Pyramides
et Oulan-Bator. Y figure une galerie de personnages unis sous la bannière
de la communication, amitié entre deux femmes ne parlant pas la
même langue, ou petit ami jaloux si sa copine ne laisse pas son
portable ouvert en permanence. L'optimisme n'est pas de mise, à
l'image de cette guide qui ne connaît personne ayant pris l'avion
alors qu'elle s'exprime sous le vrombissement des décollages de
l'aéroport voisin du lieu. Encore un film fort, magnifique, superbe,
émouvant, plus peut-être encore que les précédents
de l'auteur qui se plaçaient sous le signe d'une distanciation
qui n'est plus de mise ici.
Le
Monde
The World est sans doute le film le plus noir de son auteur. Sous
le vernis festif du spectacle et de la danse, Jia Zhang-Ke porte sur ces
jeunes saltimbanques un regard triste mais tendre ; nullement cynique.
C'est l'humanité qui résiste, qui crie sur les visages,
filmés dans de longs plans fixes, dès que les personnages
sont rendus à leur solitude. Et qui explose littéralement,
dans une charge émotionnelle inédite chez Jia Zhang-ke,
quand le tragique fait irruption.

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