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Scénario
: Guillermo Arriaga
Images : Chris Menges
Montage : Roberto Silvi
Décors : Merideth Boswell
Musique : Marco Beltrami
Interprètes
:
Tommy Lee Jones (Pete Perkins)
Barry Pepper (Mike Norton)
Julio Cesar Cedillo (Melquiades Estrada) January Jones (Lou Ann Norton)
Dwight Yoakam (Sheriff Belmont) Melissa Leo (Rachel)
Vanessa Bauche (Mariana)
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Le
corps de Melquiades Estrada, paysan mexicain, est retrouvé en plein
désert, où il a été rapidement enterré
après son assassinat. Par qui ?
Pete Perkins, contremaître de la région et meilleur ami de
Melquiades, va mener lui-même l'enquête que les autorités
locales refusent d'assumer. Seul garant, dans cette étrange région
du Texas, d'une réelle humanité, il va découvrir
le meurtrier, lui faire déterrer le corps et offrir à son
ami le plus beau voyage de sa vie, vers une sépulture honorable
dans son Eldorado natal, le Mexique.
Il va aussi offrir à son assassin une magnifique leçon sur
la vie des hommes, le sens des valeurs, le respect de la vie.
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| LA PRESSE |
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Elle
En pleine politique sécuritaire américaine, où la
construction d'un mur séparant les Etats-Unis du Mexique fait débat,
ce film hautement onirique s'inscrit dans la réconciliation entre
les deux peuples.
Studio
Ce premier film de Tommy Lee Jones est une réussite. Ce western
contemporain ressemble au visage buriné de son héros réalisateur
: buriné, marqué, avec une sécheresse, voire une
dureté apparente, mais plein d'une belle mélancolie et d'une
profonde humanité. L'Ouest qu'il nous montre est toujours aussi
beau que dans les films de John Ford et il y plane encore l'ombre sauvage
de ceux de Peckinpah, mais, entre le chômage, l'immigration clandestine,
l'ini-quité de la police, l'ennui et le mal de vivre au quotidien,
il n'a plus grand chose de romantique. Le cinéaste arrive cependant
à faire de la marche funèbre de ce trio improbable - un
assassin, un justicier et un cadavre qui pourrit peu à peu - un
grand film romanesque et lyrique qui, tout en dépoussiérant
la mythologie du western, la nourrit à son tour. Sans doute parce
que, au milieu de grands espaces de toute beauté, il y est question
de voyage initiatique, de rédemption, de nostalgie, de dialogue
des cultures
Et parce que ce "jeune" cinéaste
de 59 ans, qui s'appuie en outre sur une construction brillante où
flash-back et changements de point de vue sont habilement mêlés,
a su rendre sa caméra à la fois familière et distante,
pudique et sans complaisance. Enfin parce que l'interprétation
est à la hauteur de son ambition.
L'Humanité
Dès les premières images de Trois enterrements, on
est tenté de croire que, pour son premier long métrage en
tant que réalisateur, Tommy Lee Jones s'est lancé dans l'exercice
risqué du western. Le film se déroule bien dans les plaines
désertiques américaines, à la frontière avec
le Mexique. Tous les hommes ou presque portent des chapeaux, des revolvers
et montent à cheval. Mais Trois enterrements n'est pas un
western à proprement parler, plus un film sur la rédemption
qui aurait pu se dérouler dans n'importe quel autre univers. Fort
de cette idée, Tommy Lee Jones et son scénariste Guillermo
Arriaga construisent une trame émouvante et riche, explorant avec
densité valeurs (pardon, honneur) et sentiments (amour, attachement
à ses racines). Formellement, le " jeune " réalisateur
fait preuve d'une grande maturité, respectant les codes du genre
" grands espaces " sans en abuser et maîtrisant parfai-tement
le scope et la lumière
désertique. Il s'affirme aussi comme un bon directeur d'acteurs.
Tout en tenant impeccablement le haut de l'affiche, il permet à
Barry Pepper (La 25e heure) de trouver son plus beau rôle.

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