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Images
: Pascuale Mari
Montage : Francesca Calvelli
Décors : Marco Dentici
Costumes : Sergio Ballo
Musique : Riccardo Giagni
Son : Gaetano Carito
Interprètes
:
Maya Sansa (Chiara), Luigi Lo Cascio (Mariano), Pier Giorgio Bellochio
(Ernestto), Giovanni Calcagno (Primo), Paolo Briguglia (Enzo), Roberto
Herlitzka (Aldo Moro)
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Rome,
1978. Chiara, jeune terroriste engagée dans la lutte armée,
est impliquée dans l'enlèvement et la séquestration
d'Aldo Moro. A travers ses yeux - parfois égarés, souvent
apeurés, consciemment ou inconsciemment aveugles face à
la réalité qui l'entoure - nous voyons se dessiner l'univers
complexe des "années de plomb". Sa foi absolue dans la
révolution l'emprisonne dans les rituels de la clandestinité.
En contrepoint, elle mène une vie au grand jour, un quotidien ordinaire
: le boulot, le bureau, les collègues et un petit ami qui semble
la connaître si bien, si pleinement, mieux qu'elle ne se connaît
elle-même. Elle s'accroche à des émotions infimes
que l'idéologie et la lutte des classes battent continuellement
en brèche. En conflit avec les autres membres du groupe, elle se
sent de plus en plus mal à l'aise dans son rôle de combattante
tandis que le passé et le présent ébranlent ses certitudes.
La fascinante utopie révolutionnaire ne suffit pas à compenser
la fureur destructrice de ceux qui vivent ou dorment auprès d'elle.
L'histoire d'Aldo Moro et de ses ravisseurs raconte l'échec d'une
génération, de son utopie extrême et violente.
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| LA PRESSE |
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Le
Figaroscope
D'un fait historique qui a traumatisé l'Italie, Marco Bellocchio
tire un drame d'une intimité bouleversante et une remarquable méditation
sur le terrorisme. La dimension politique de l'enlèvement d'Aldo
Moro est transmise par les actualités télévisées
que regardent les terroristes enfermés avec leur prisonnier. Mais,
au premier plan, il y a cette cohabitation forcée. Les gestes quotidiens,
les attitudes profondes, la lente prise de conscience de Chiara, à
côté de la conviction révolutionnaire inflexible des
autres, le visage plein de noblesse de Roberto Herlitzka. Ce visage (au
sens de Lévinas) est ce qui s'oppose le plus absolument à
la violence révolutionnaire, nourrie d'abstraction inhumaine. Le
film de Bellocchio gravite magnifiquement autour de lui, donnant à
la tragédie politique des résonances profondes dans la sensibilité
et dans la conscience.
Positif
Sarcasme et utopie, les deux pôles de l'inspiration de Bellocchio
n'ont pas perdu de leur vigueur. Plus que jamais, Marco Bellocchio est
devenu un soleil irradiant la liberté d'expression.
Aden
Toutes ces pistes, seulement suggérées, esquissées,
finement tissées entre elles, finissent par rendre cette chronique
d'un enlèvement à la fois fascinante et bouleversante. La
force de Buongiorno, notte ressemble bien à celle des chefs-d'oeuvre.
Les
Inrockuptibles
Une oeuvre forte et dépouillée, exempte de jugement moral.

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